EXPOSITION VIRTUELLE

               


   EXPOSITION VIRTUELLE CONJOINTE  

 

CENTENAIRE DE LA GRANDE GUERRE

 

              "Contribution de la force noire durant la grande guerre

                                              de 1914 - 1918"

 

 

Cette exposition a été réalisée par deux institutions à savoir les Archives Nationales du Burkina Faso et les Archives Départementales de l'Aude Carcassonne (France). Elle comporte six (6) thèmes qui sont ;

1)    le recrutement, entraînement, voyage sur le sol africain ;

2)    Arrivés des tirailleurs sénégalais et leur entrainement en France ;

3)    Le front ;

4)    Image du tirailleur sénégalais ;

5)    Le retour des tirailleurs sénégalais ;

6)    La création du mythe. 

 

Le Centre National des Archives du Burkina Faso a traité les thèmes suivants : 

1)    le recrutement, entraînement, voyage sur le sol africain ;

5)    Le retour des tirailleurs sénégalais ;

6)    La création du mythe.

Les trois autres thèmes ont été traités par la partie française.


 THEME I : Recrutement, entraînement, voyage sur le sol africain, jusqu’à l’embarquement

 

En Afrique Occidentale Française, des recrutements de soldats noirs intervinrent très tôt au XIXe siècle avec la création en 1837 du bataillon d’auxiliaires indigènes, la constitution par Faidherbe en 1857 du premier corps de tirailleurs « sénégalais » dont l’intervention fut remarquée lors de la guerre de 1870 contre la Prusse et, entre 1857 et 1900, de plusieurs bataillons qui prirent part à la conquête de l’Afrique occidentale et centrale. Il convient de noter que tous les corps d’infanterie africains, par tradition, bien que provenant de divers pays africains, prendront ultérieurement le nom de « tirailleurs sénégalais ».

Dans la première décennie du XXe siècle, alors que s’achève la mise en place des systèmes coloniaux européens et que s’annonce le premier conflit mondial, le recrutement et l’utilisation de « troupes indigènes » changent de nature. Si jusqu’ici les Européens avaient recruté et mis en place des troupes plus au moins nombreuses, équipées et entraînées au combat de type moderne, il demeure, bien entendu, qu’elles ne furent que des instruments de la conquête coloniale et du maintien de l’ordre (M’Bokolo Elikia, 1992, 352). Télécharger la suite...

 


 

THEME II : Répercussions économiques et sociales du conflit 

La Première Guerre mondiale à laquelle prirent part les Voltaïques tant du point de vue du recrutement que de l’effort de guerre eut des répercussions sur la Haute-Volta (alors inexistante en tant que telle et incluse dans la très vaste colonie du Haut-Sénégal-Niger), tant d’un point de vue démographique qu’économique et social.

En août 1914, lorsqu’éclata la Guerre, il fut demandé aux peuples de la Haute-Volta, en même temps qu’à toutes les colonies françaises, de venir en aide à la métropole en danger, ce que l’on a appelé l’effort de guerre (réquisitions de denrées, travail forcé, cultures obligatoires, etc.). La pacification n’étant pas encore totalement achevée, cet effort ne pouvait être ni compris ni accepté facilement dans ce climat d’insoumission. Télécharger la suite

 


 

THEME III : Retour des soldats et création du mythe du tirailleur

La participation des tirailleurs à l’accomplissement des missions de la métropole constitua une étape décisive de l’intégration de l’Afrique dans le cadre colonial. Par le poids des exigences qu’elle entraîna, cette participation ne pouvait qu’engendrer des changements dans les relations entre la France et ses colonisés assimilés ou associés : déception, contestation de l’ordre établi et de la domination étrangère, aspiration à l’égalité et à la citoyenneté. Des transformations de toute nature en découlèrent. L’administrateur Guignard s’adressant aux notables du cercle de Mellacorée en Guinée prophétisait : « (…) et les Blancs ne se sont aperçus à Bamako, à Kita, à Kayes, etc. (…) que les hommes, des sauvages dont ils avaient fait des soldats, à la fin de leur séjour aux régiments, étaient rentrés chez eux civilisés. « …Venus presque nus, ils revenaient du régiment avec de beaux effets, de beaux pagnes (….). Partis d’une manière, ils revenaient d’une autre, car ils avaient vu beaucoup de choses et appris à parler français ». (Journal des voyages et des aventures de terre et de mer, 5 mars 1911). Télécharger la suite

 

SOURCES D’ARCHIVES ET BIBLIOGRAPHIE : cliquer sur l'image

 

 

REMERCIEMENTS

 

Cette exposition virtuelle conjointe n'aurait pas pu être montée sans la précieuse contribution des personnes ressources et morales que nous remercions ici :  

PERSONNES RESSOURCES

1.    Le Général à la retraite, Bila ZAGRE;

2.    Le Pr. Amadou SANOU, fondateur de la clinique du Centre;

3.    La famille du Général, feu Aboubacar Sangoulé LAMIZANA, Ancien Président de la Haute - Volta;

4.    Le Dr. Doti Bruno SANOU, Historien, directeur du .....

5.    Le Dr. Samuel SALO, enseignant au Département d'Histoire et d'Archéologie de l'Université de Ouagadougou;

PERSONNES MORALES

1.    L'Institut Français de Ouagadougou (IF);

2.    l'Institut de Recherche sur le Développement (IRD);

3.    La bibliothèque de l'Université Ouaga 1

4.    La bibliothèque du Département d'Histoire et d'Archéologie;

5.    La bibliothèque du Centre de Recherche Scientifique et Technique (CNRST);

6.    Le Musée de l'Armée;

7.    le Musée National;

8.    La Direction du Patrimoine Culturel.

9.    l'Association Unique des veuves et Orphelin des Anciens Combattants du Burkina Faso

10. Le Directeur de l’Agence Nationale de la promotion des TIC

11.Les Archives départementales de l'Aude (France)

 


ARCHIVES DEPARTEMENTALES DE L'AUDE CARCASSONNE - FRANCE

Centenaire de la Première Guerre mondiale.

 

THEME IV: Arrivés des tirailleurs sénégalais et leur entrainement en France ;

THEME V : Le front ;

THEME VI : Image du tirailleur sénégalais ;

 

Pour ces trois (3) thèmes, cliquer sur le logo ci-dessous.